...Des kékés, beaufs,et autres dédés...
Aout 2011, Grandcamp les Bains, midi, un 4x4 est garé en vrac devant la boucherie...Le moteur tourne...Le conducteur, chemise hawaïanne ouverte sur une chaîne en or (plaqué?) gourmette au poignet, Rayban à la Sarko sur le nez, vitre ouverte, tapote nerveusement la portière de sa grosse bagouze....Pour accentuer la caricature, il klaxonne...klaxonne...klaxonne!!! encore et encore...Il a envoyé madame acheter une côte de boeuf et madame tarde à sortir de la boucherie."Mais qu'estce qu'elle branle cette pouffe?" (Là en fait j'imagine, mais je pense ne pas être très loin de la réalité...)
Madame arrive, s'excuse, se fait engueuler....Démarrage sur les chapeux des roues!
...Hé les gars...Y a encore du boulot pour sortir de la préhistoire!
Petite mise au point
Antenne 2 a diffusé récemment un reportage sur Grandcamp, laissant entendre que c'était la plage la pire du Calvados, pour les algues et pour l'odeur.
Je m'inscris en faux contre ce jugement à l'emporte pièce; des algues, j'en ai toujours connu à Grandcamp, mais c'est plus souvent du varech que les fameuses algues vertes tueuses de sangliers.
Sur ce plan là, la ville fait sont travail et la plage est propre et même particulièrement propre cette année. Chaque marée n'amène pas systhématiquement son lot d'algues et justement, quand la télé est venue, il n'y en avait pas....
Pour l'odeur, hormis de rares moments ou celà peut incommoder un peu, l'air est pur et iodé et c'est un plaisir de faire une pétanque, le soir, quand la marée le permet, de déguster quelques spécialités locales à une terrasse ou d'assister aux fabuleux concerts de "La Frégate"
Les deux photos qui suivent ont été prises en Juillet et Aout de cette année.
Grand concert Brassens
Vendredi 12 Aout, à la désormais célèbre galerie du Belvédère, 14 rue Aristide Briand, à Grandcamp les Bains, grande Brassenssade, avec JEAN MARC DUCHEMIN (Brassenssophile depuis l'adolescence) guitare et chant.
Le concert débutera à 21 heure pétante, les retardataire devront rester debout, le nombre de places assises étant (très) limité.
Distribution gratuite de moustaches au début du concert.
Etant donné la rareté de l'événement, le fumage de la pipe sera toléré dans la salle.
Venez nombreux
ENTREE GRATUITE !...Et oui, çà existe encore...

Après le concert Jean Marc Duchemin répondra aux questions de ses admiratrices et dédicacera son CD.
Expo coutainville
...De l'entretien des fossés...
Un fossé entretenu par dame nature.
Iris, joncs, roseaux, toutes sortes de plantes de milieu humide, grenouilles, c'est beau, c'est propre.....VIE!

Ci dessous, 5 m plus loin, le même fossé "entretenu" au désherbant par des humains pour faire "propre"....C'est sale, c'est laid, çà pue....MORT!

La galerie du belvédère
Je présente toujours mon travail de photo et de sculpture, à la galerie du belvédère*, "galerie secondaire",( private joke) 14 rue Emile Demagny, à Grandcamp, Calvados.
tel 02 31 22 18 76
La galerie est ouverte le samedi, hors saison estivale.
Du 15 juillet au 15 septembre, elle est ouverte les vendredi,samedi et dimanche, ou sur rendez vous.
Les horaires sont variables suivant le temps, la crevette, les marées, la baignade, la pétanque ou le bateau...Ben oui! la vie est fabuleuse!

Mais il n'y a pas de vitrine...! Me direz vous....Ben non! Je ne vais quand même pas faire un trou dans une si belle façade....
*La maison, au siècle avant dernier avec son belvédère...La reconstruction me tente...

La Galerie Van Loon et Simons
Amis de longue date
Dans la famille Duchemin ...
Je demande le père
cliquez sur les photos..."Ma parole", faut tout vous dire...
Dans la famille Duchemin je demande le fils!
Ah là là... ces "fils de"...!
Défournement
Nous y sommes Fred Vargas
Nous y sommes
Par Fred Vargas
> Nous y voilà, nous y sommes.
Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l'incurie de l'humanité, nous y sommes.
Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l'homme sait le faire avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu'elle lui fait mal.
Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités d'insouciance, nous avons chanté, dansé. Quand je dis « nous », entendons un quart de l'humanité tandis que le reste était à la peine. Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides àl'eau, nos fumées dans l'air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises du bout monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu'on s'est bien amusés.
On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles, comme faire fondre la banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous la terre, déplacer le Gulf Stream, détruire un tiers des espèces vivantes, faire péter l'atome, enfoncer des déchets radioactifs dans le sol, ni vu ni connu. Franchement on s'est marrés.
Franchement on a bien profité.
Et on aimerait bien continuer, tant il va de soi qu'il est plus rigolo de sauter dans un avion avec des tennis lumineuses que de biner des pommes de terre.
Certes. Mais nous y sommes. A la Troisième Révolution. Qui a ceci de très différent des deux premières ( la Révolution néolithique et la Révolution industrielle, pour mémoire) qu'on ne l'a pas choisie.
« On est obligés de la faire, la Troisième Révolution ? » demanderont quelques esprits réticents et chagrins.
Oui.
On n'a pas le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas demandé notre avis. C'est la mère Nature qui l'a décidé, après nous avoir aimablement laissés jouer avec elle depuis des décennies. La mère Nature, épuisée, souillée, exsangue, nous ferme les robinets. De pétrole, de gaz, d'uranium, d'air, d'eau. Son ultimatum est clair et sans pitié : Sauvez-moi, ou crevez avec moi (à l'exception des fourmis et des araignées qui nous survivront, car très résistantes, et d'ailleurs peu portées sur la danse).
Sauvez-moi ou crevez avec moi
> Évidemment, dit comme ça, on comprend qu'on n'a pas le choix, on s'exécute illico et, même, si on a le temps, on s'excuse, affolés et honteux. D'aucuns, un brin rêveurs, tentent d'obtenir un délai, de s'amuser encore avec la croissance.
Peine perdue.
Il y a du boulot, plus que l'humanité n'en eut jamais.
Nettoyer le ciel, laver l'eau, décrasser la terre, abandonner sa voiture, figer le nucléaire, ramasser les ours blancs, éteindre en partant, veiller à la paix, contenir l'avidité, trouver des fraises à côté de chez soi, ne pas sortir la nuit pour les cueillir toutes, en laisser au voisin, relancer la marine à voile, laisser le charbon là où il est, – attention, ne nous laissons pas tenter, laissons ce charbon tranquille
récupérer le crottin, pisser dans les champs (pour le phosphore, on n'en a plus, on a tout pris dans les mines, on s'est quand même bien marrés).
S'efforcer.
Réfléchir, même.
Et, sans vouloir offenser avec un terme tombé en désuétude, être solidaire.
Avec le voisin, avec l'Europe, avec le monde.
Colossal programme que celui de la Troisième Révolution.
Pas d'échappatoire, allons-y.
Encore qu'il faut noter que récupérer du crottin, et tous ceux qui l'ont fait le savent, est une activité foncièrement satisfaisante. Qui n'empêche en rien de danser le soir venu, ce n'est pas incompatible.
A condition que la paix soit là, à condition que nous contenions le retour de la barbarie –une autre des grandes spécialités de l'homme, sa plus aboutie peut-être.
A ce prix, nous réussirons la Troisième révolution.
A ce prix nous danserons, autrement sans doute, mais nous danserons encore.
> Fred Vargas
Archéologue et écrivain
>
Histoire courte
La "BETE" à passé sa truffe humide dans l'entrebâillement de la porte mal fermée.
Elle renifle bruyamment.
Claquons vite cette porte avant qu'elle n'y mette la patte!













































































